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Pse : Quand Macky met le Ter avant les rails

Aujourd'hui, le Pse ou Programme Sénégal Émergent est le projet-phare du Président Sall. Si l'on sait que pour atteindre l’émergence il faut une éducation de qualité, une offre sanitaire de qualité, une jeunesse bien formée, une économie performante, le président Sall n'a t-il pas installé le Ter avant les rails ?


Rédigé par leral.net le Vendredi 6 Octobre 2017 à 08:56 | | 0 commentaire(s)|

Le Pse est devenu aujourd'hui, le dispositif par lequel le Président Macky Sall compte mettre fin à la galère des Sénégalais. Mais il semble en l'état actuel des choses, que ce projet du chef de l’État relève quelque part de l'utopie . Car pour atteindre l’émergence, à notre humble avis, il faudrait nécessairement que certains préalables soient réunis. Et s'il est vrai que l'on reconnaît le bon mets à son fumet, l'on peut dire sans se tromper que pour le moment, ça ne sent pas encore bon.

Et ce, en dépit des sorties intempestives des tenants du pouvoir tendant à nous faire miroiter un Sénégal de rêve d'ici l'horizon 2035. En dépit de ce vocable "émergence", érigé en slogan et assaisonné à tous les discours, telle la méthode Coué.

Selon le chef de l’État, le plat, plutôt le Pse qu'il compte concocter à l'usage de ses compatriotes repose sur trois piliers ou axes stratégiques qui sont : la transformation structurelle des bases de l'économie, la promotion du capital humain, la bonne gouvernance et l’État de droit. Bref la lutte contre les inégalités et les injustices sociales est au cœur de ce projet si cher au Président de la République, convaincu que la politique n'a de sens que si elle prend effectivement, en charge la correction des disparités.
 

Si cette présentation du Pse est alléchante, force est de constater qu' aujourd'hui rien dans le comportement et les actes de tous les jours des gouvernants, ne laisse espérer une quelconque émergence car la base a été faussée. Nos dirigeants auront beau être des demiurges, l'on voit mal comment ils pourront tirer le pays vers l’émergence alors que l'éducation et la formation des jeunes, qui devaient être le fer de lance de cet ambitieux projet, sont au plus mal.

Tous les pays qui sont cités comme étant émergents ont gagné d'abord le pari de l’éducation alors qu'aujourd'hui, au Sénégal non seulement l’éducation tombe en déliquescence de jour en jour, mais 37%
des enfants scolarisables ne fréquentent pas l’école, selon une étude nationale sur les enfants et les jeunes hors du système éducatif. D’après cette enquête, au Sénégal, entre 2015-2016, sur une population scolarisable d’enfants estimée à 4 millions 22 mille 229, l’effectif des enfants scolarisés était de 2 millions 523 mille 973, soit 63%, contre 324 mille 209 enfants déscolarisés, soit 8%.

L’effectif d’enfants jamais scolarisés, se chiffrait dans le même temps, à 1 million 174 mille 077, soit 29%, a constaté l’agence de presse sénégalaise. Quelque 20% des enfants et jeunes scolarisés âgés entre 6 et 16 ans sont dans une situation de risque de décrochage scolaire, révèle l’enquête, passée en revue par la même source.

Quant à notre économie, elle est aux mains des Étrangers qui font la pluie et le beau temps. Actuellement toutes les mamelles nourricières de notre économie sont tétées goulûment par des Étrangers et les nationaux pour leur part se contentent de la portion congrue.

Alors que pour atteindre l’émergence, il faut une industrie en plein essor, ce qui est loin d’être le cas du Sénégal où elle croule sous le poids des difficultés.
Parmi les difficultés principales liées à l’exportation de l’industrie sénégalaise, sont évoquées la forte concurrence et le manque de compétitivité.

En effet, 42,3% des chefs d’entreprise déclarent la concurrence comme une entrave à leur activité d’exportation. Le manque de compétitivité industrielle est souligné par un peu plus du dixième (10,2%) des industriels. La concurrence est fortement présente dans le marché local sénégalais. C’est plus de deux tiers des entreprises (67,1%) qui déclarent être menacées par des concurrents sur le marché intérieur.

Pour ce qui concerne la bonne gouvernance, l’Etat de droit, la lutte contre les injustices sociales, le constat est qu'ils ne sont toujours pas au rendez-vous malgré les beaux discours. Notre Justice est souvent mise au banc de accusés, indexée à tort ou a raison, d’être instrumentalisée par le pouvoir.

Pour ce qui concerne la bonne gouvernance, elle est toujours attendue et la dilapidation des ressources publiques et l'impunité sont toujours d'actualité. Comme pour dire que le chemin qui mené à l’émergence est encore loin. 2035, attoum émerssense la, walla bokk?




LA REDACTION LERAL

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